Author Archives: Andreas R. Ziegler

Happy to teach in one of the two best Swiss universities when it comes to promotion of sustainable development…University of Lausanne… where I contribute regarding international legal aspects of sustainable development

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La durabilité dans les hautes écoles suisses (WWF, 2019): “Les universités de Lausanne et de Berne, qui se distinguent au sommet du classement, ont fait de la durabilité un objectif stratégique depuis quelques années déjà, ce qui leur permet aujourd’hui de se positionner de façon plus ambitieuse sur les questions de durabilité, notamment dans l’enseignement et la recherche.”

Read the Report: https://www.wwf.ch/fr/nos-objectifs/des-hautes-ecoles-durables-en-suisse

Voir aussi: https://www.unil.ch/durable/fr/home.html

Paid PhD Position in EU Law at Lausanne Law School !

Paid PhD Position in EU Law at Lausanne Law School !

Career Opportunities: Assistante diplômée ou Assistant diplômé en droit européen (16167)

Requisition ID 16167 – Posted 06/29/2020 – Type of position (1) – Area of Activity (1) – Rate of Participation (1) – Faculty / Service (1) – Personnel Category (1)   Job Description Print Preview
Introduction

Institution d’enseignement et de recherche de premier plan au niveau international, l’UNIL compte près de 5’000 collaboratrices et collaborateurs et 15’500 étudiant·e·s, réparti·e·s entre le campus de Dorigny, et les sites du CHUV et d’Epalinges. En tant qu’employeur, elle encourage l’excellence, la reconnaissance des personnes et la responsabilité.

www.unil.ch/carrieresPrésentation

Afin de compléter son équipe, la Chaire de droit européen de l’Ecole de Droit de la Faculté de droit, des sciences criminelles et d’administration publique est à la recherche de deux Assistant·e·s diplômé·e·s.Informations liées au poste

Entrée en fonction : 01.09.2020 ou à convenir

Durée du contrat : 1 année, renouvelable 2 x 2 ans, soit une durée maximale de 5 ans

Taux d’activité : 70%

Lieu de travail : CDCEI, Université de Lausanne, site de DorignyVos activités

  • 50% pour la réalisation d’une thèse de doctorat sur l’un des thèmes de recherche de la Chaire (droit de l’UE, en particulier droit constitutionnel et droit de l’asile et de l’immigration; relations Suisse-UE; européisation du droit et des politiques suisses)
  • 50% pour l’assistanat (soutien à l’enseignement et à la recherche de la Chaire)

Votre profil

Cette opportunité est destinée à des personnes détentrices d’un Master en droit :

  • disposant de bonnes connaissances en matière de droit européen et/ou de relations entre la Suisse et l’UE; des connaissances ou un intérêt prononcé et démontrable pour les thèmes de recherche de l’unité (cf. ci-dessus) constitutent un atout supplémentaire
  • ayant des capacités rédactionnelles démontrées en français et une bonne connaissance de l’anglais; une bonne connaissance de l’allemand constitue un atout supplémentaire
  • ayant un fort intérêt pour la recherche et une forte motivation pour la rédaction d’une thèse de doctorat; des expériences de recherche, voire des publications, constituent un atout supplémentaire
  • maîtrisant les outils bureautiques
  • organisé·e, autonome et précis·e

Nous offrons d’excellentes conditions de travail dans un Centre dynamique de l’Université de Lausanne.Vos avantages

Un cadre de travail agréable dans un environnement académique multiculturel et diversifié.
Des possibilités de formation continue, une multitude d’activités et d’autres avantages à découvrir.

Davantage d’informations sur www.unil.ch/carrieres

Pour tout renseignement complémentaire

Prof. Francesco Maiani
francesco.maiani@unil.chVotre dossier de candidature

Délai de postulation : 15.07.2020

Les personnes intéressées sont priées de nous faire parvenir via le système en ligne, dans un seul document en format PDF (votreNom.pdf),  un dossier complet contenant : une lettre de motivation, un CV, une copie des relevés des notes (université et relevé des notes de la maturité) et une version électronique d’un texte que vous avez rédigé.

Il ne sera pris en compte que les candidatures adressées par le biais du site « Unil Emplois ».

Nous vous remercions de votre compréhension.

Remarques

L’UNIL s’engage pour l’égalité.
www.unil.ch/egalite

L’UNIL soutient la relève scientifique.
www.unil.ch/graduatecampus

https://career5.successfactors.eu/career?_s.crb=yRzIEYAHnxT8Q%252bOP9KmUmanfxq9h2jBYV5IG0KocnhM%253d

SwissInfo: Alexandre Afonso : “Pourquoi les gens ignorent toujours mon identité suisse”

SwissInfo: Alexandre Afonso “Pourquoi les gens ignorent toujours mon identité suisse”

Alexandre Afonso

Avec son nom de famille et son apparence, Alexandre Afonso constate que beaucoup de gens ont du mal à le voir comme un Suisse.

30 juin 2020 – 11:11 Alexandre Afonso

Je suis né et j’ai grandi en Suisse, j’ai le passeport suisse, le français est ma première langue et je le parle avec un bon accent vaudois. Je me débrouille bien en allemand et en italien. J’ai pas mal utilisé le premier dans mon travail et j’ai choisi le second comme matière à l’école, parce que j’étais très mauvais en maths.

Comme j’ai enseigné la politique suisse à l’université, j’en sais probablement plus sur la politique et l’histoire de mon pays que pas mal de Suisses. Je sais par exemple que l’État autrichien du Vorarlberg a voté pour être rattaché à la Suisse en 1919 et que nous avons refusé, et je peux expliquer avec confiance pourquoi le «consensus» est une caractéristique si importante de notre système politique. J’ai lu Blaise Cendrars, Friedrich Dürrenmatt et Yakari. Je sais que les professeurs Topolino et Cantonneau sont deux scientifiques suisses dans les albums de Tintin. Je me souviens du coup franc marqué par Georges Bregy contre les États-Unis lors de la Coupe du Monde de football 1994.

Et pourtant, ayant vécu à l’étranger ces 12 dernières années (en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas), je suis rarement identifié comme un Suisse ou questionné sur mon identité helvétique. Quand on me demande d’où je viens, je réponds systématiquement «de Suisse», mais en voyant la surprise des gens, je me sens toujours obligé d’expliquer que mes parents sont originaires du Portugal et que c’est de là que viennent mon nom de famille, mes cheveux foncés et mon teint. Et ensuite, l’aspect suisse disparaît souvent de la conversation. On me questionne sur Cristiano Ronaldo ou sur les meilleurs endroits pour passer ses vacances en Algarve. Je suis aussi très attaché au Portugal, où se trouve la plupart de ma famille, mais je n’y ai jamais vraiment vécu. Je suis toujours étonné de voir à quel point mon nom et mon apparence semblent tellement plus importants pour les gens que je rencontre que l’endroit où j’ai passé la majeure partie de ma vie.

Quand je vivais en Italie, un Français avec qui je parlais régulièrement dans le bus depuis six mois m’a demandé un jour où j’avais appris le français pour le parler aussi bien. Je ne sais toujours pas s’il ignorait qu’il y a en Suisse des gens qui ont le français pour langue maternelle, ou s’il ne pouvait pas s’imaginer que quelqu’un avec un nom comme le mien et mon accent puisse le parler depuis toujours. À Londres, j’ai donné une fois une longue interview à un grand journal économique d’audience internationale sur les élections en Suisse et mon nom n’a même pas été mentionné dans l’article. Bizarrement, les noms d’autres «experts», qui sonnaient plus suisses, sont eux apparus. Je suppose qu’une citation d’un Müller ou d’un Lüthi basé dans une université suisse faisait plus autorité que celles d’un Afonso du King’s College de Londres, où je travaillais alors.

C’est assez frustrant, parce que d’une certaine manière, j’ai travaillé beaucoup plus dur pour être suisse que pas mal de mes compatriotes. Je suis passé par la procédure de naturalisation et avant cela, j’ai été le premier conseiller communal étranger élu dans ma ville. J’ai appris les langues, l’histoire et la politique suisses mais quelque part, rien de tout cela ne me fera jamais «ressembler» à un Suisse, parce que les gens semblent avoir des compartiments rigides dans leurs têtes, dans lesquelles une personne doit entrer: un Suisse doit ressembler à ceci, un Suédois à cela. Ils associent un nom ou une couleur de peau à un stéréotype national particulier. Le problème, c’est que de nos jours, le nom ou l’apparence d’une personne ne dit pas grand-chose de ce qu’elle est.

Alexandre Afonso est professeur associé en politiques publiques à l’Université de Leiden, aux Pays-Bas.

«Wann wird Wissenschaft politisch relevant»?

«Wann wird Wissenschaft politisch relevant»?

Cover

Frühe Fallstudien dazu haben den Politologen Dieter Freiburghaus zu nach wie vor interessanten Thesen geführt. Danach wird Forschung nur in zwei von vier Phasen des politischen Prozesses stark beachtet:

  • ganz am Anfang, wenn ein neues Problem zu definieren ist, und
  • am Schluss, wenn in der erfolglosen Umsetzung niemand weiterweiss.

In der zweiten Phase, der Entwicklung von Politikprogrammen, ist die Stimme der Wissenschaft gegenüber den Interessengruppen sekundär. Und in der dritten Phase der politischen Entscheidung, wenn die Auseinandersetzungen und Konflikte ihren Höhepunkt erreichen, sollten Wissenschaftler in Deckung gehen; ihre Stimme wird dann nur als Munition auf beiden Seiten verwendet.

Zitiert nach. Wolf Linder, https://www.infosperber.ch/Artikel/Gesellschaft/Wissenschaftler-sollen-zu-den-Grenzen-ihres-Wissens-stehen

Dazu: Dieter Freiburghaus, Wie wird Forschung politisch relevant?: Erfahrungen in und mit den schweizerischen nationalen Forschungsprogrammen, 1985.

Ce qui peut vous arriver si vous étudiez le droit à l’UNIL… ou pourquoi un peu de droit international (économique) pourrait être utile… Bon vent !

Ce qui peut vous arriver si vous étudiez le droit à l’UNIL… ou pourquoi un peu de droit international (économique) pourrait être utile

Jonathan Brossard, patron précoce

Propulsé à 28 ans à la tête de Fischer Connectors, le juriste de formation a dû faire ses preuves dans un milieu technique exigeant. C’est sur ses épaules que repose aujourd’hui la transition de son entreprise vers le statut de multinationale

Rachel Richterich Publié lundi 26 novembre 2018 à 19:15
Modifié lundi 26 novembre 2018 à 19:16

Il y a des instants où tout se précipite, de ceux où l’on se retrouve à devoir prendre une décision qui pourrait changer le cours d’une vie. Pour Jonathan Brossard, ça remonte à deux ans, quand un matin de septembre 2016, il s’est retrouvé propulsé à la tête d’une entreprise de 400 collaborateurs. «A ce moment-là, je me suis demandé ce qui m’arrivait», confie celui qui n’avait que 28 ans à l’époque où il a été nommé directeur général de Fischer Connectors.

«Prends les clés, débrouille-toi»

Celui qui est passé tout près cet automne de remporter le Prix EY d’entrepreneur suisse de l’année (catégorie entreprise familiale), se souvient de l’atmosphère électrique dans la salle où étaient réunis administrateurs et membres de la direction. «Numéro un et numéro deux de l’entreprise sont partis. On m’a dit: prends les clés, débrouille-toi.»

Pistonné? Après douze ans sous la direction de Dominique Glauser – le numéro un en question, qui a été l’architecte de la modernisation de Fischer Connectors –, la famille voulait remettre la main sur l’opérationnel du groupe de Saint-Prex. En tant qu’époux de Sabrina Fischer, la fille du président du conseil d’administration, Peter Fischer, Jonathan Brossard se plaçait en héritier naturel. Il ne dit pas si c’est ce qui a écourté la période de transition avec son prédécesseur, évoquant pudiquement des «divergences de vues».

Des débuts difficiles

Mais il raconte le déficit de crédibilité qu’il a ressenti à ses débuts, et qu’il perçoit encore parfois dans le regard de ses pairs ou de certains clients. Et pour cause, «je ne suis pas ingénieur, je ne connaissais pas grand-chose aux connecteurs», concède celui qui, quelques mois avant sa prise de fonction, était encore sur les bancs de la Faculté de droit à l’Université de Lausanne. Abonnez-vous à cette newsletter J’accepte de recevoir les offres promotionnelles et rabais spéciaux.

Le point éco

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Surtout, Jonathan Brossard sait s’entourer. D’abord de ses collaborateurs, «ils ont les compétences que je n’ai pas.» A leurs côtés, il apprivoise les plus de 30 000 produits au catalogue de l’entreprise, entrant dans la composition d’endoscopes ou de robots d’inspection du site de Fukushima. Et puis de ses clients, auprès desquels il cherche à comprendre les besoins du marché. Ou plutôt des marchés, puisque le groupe compte huit filiales dans le monde, notamment au Japon et aux Etats-Unis, chacune avec des spécificités locales, dans des segments aussi divers que le médical, les transports ou encore le militaire. Il les visite toutes.

De la connectique à la connectivité

Puis il passe à l’offensive. «Nous devons évoluer de la connectique vers la connectivité.» Car le connecteur est l’élément névralgique de la transmission de données, comme il aime à le souligner. Jonathan Brossard noue des partenariats dans des segments stratégiques comme les énergies renouvelables, avec SolarStratos, un projet d’avion solaire.

Fischer Connectors s’est aussi rapprochée de la société britannique Wearable Technologies, spécialisée dans les vêtements intelligents. «Nous produisons les connecteurs installés sur les gilets d’ouvriers de chantier par exemple et sur lesquels sont branchés des radios ou des capteurs détectant un danger, comme du gaz ou encore la proximité de véhicules.» Un partenariat qui est né de ses velléités pour le juteux segment des technologies de la défense, «ces dispositifs portatifs sont déjà une réalité chez le soldat connecté».

Taille critique

Le groupe se trouve aujourd’hui à un tournant: avec désormais 550 collaborateurs dans huit pays, elle n’est de loin plus une PME (la définition fédérale fixe le seuil à 250 employés). Mais elle n’a pas encore les épaules d’une grande multinationale, tout en faisant face aux mêmes défis: réglementation accrue, fiscalité incertaine et logistique. «Tout l’enjeu consiste à gagner en efficience, sans toucher aux effectifs.» Il peut compter sur son coach, son président de beau-père, Peter Fischer, avec qui il partage sa vision stratégique. Il est un peu plus que ça d’ailleurs.

Au fil de la discussion, l’armure se fissure un peu, à peine, en évoquant ce lien, qui a pris une dimension paternelle à la mort du père de Jonathan Brossard en 2012. Il s’en souvient comme d’un événement «intense», douloureux et marquant, qui l’a brutalement tiré de l’insouciance avec laquelle il menait sa vie. «Je n’avais jamais vraiment pris les études au sérieux, jusqu’à la mort de celui que j’admirais – il était le premier Suisse à avoir intégré l’ENA [institut français qui forme les hauts fonctionnaires, ndlr].» «Je regrette qu’il ne voie pas ce que je suis devenu.»

Swissinfo : Quand la Suisse était une démocratie d’exclusion

Swissinfo : Quand la Suisse était une démocratie d’exclusion

Armer Mann beim Suppe essen
Berne, 1943. Quiconque sortait du cadre économique et social défini par les personnes au pouvoir n’avait plus voix au chapitre de la démocratie suisse. Walter Studer/Keystone

Catholiques, juifs, athées et autres infidèles, indigents, criminels, baroudeurs, vagabonds, internés administratifs – et la liste n’est pas complète: la jeune démocratie suisse du 19e siècle excluait non seulement les femmes, mais des groupes confessionnels entiers et de nombreuses personnes vulnérables. Leur intégration a pris des générations.

Depuis la fondation de l’État fédéral moderne en 1848, le corps électoral ne cesse de s’élargir en Suisse, mais ces progrès ont rencontré de nombreux obstacles. Avec beaucoup d’énergie et de calcul, les élites bourgeoises au pouvoir dans la Confédération et les cantons ont longtemps refusé le droit de vote et d’élection à leurs adversaires politiques. Et elles ont fait preuve d’une grande créativité et de persévérance pour différer l’intégration de toute sortes de groupes.

Contre l’ennemi de classe

L’exclusion visait principalement les catholiques conservateurs et les pauvres diables. En privant ces derniers de droits politiques, les bourgeois visaient en fait le Parti socialiste qui, fondé en 1888, représentait les intérêts des travailleurs sur la scène politique.

On sait déjà qu’à la naissance de la Suisse moderne, seuls les hommes âgés de vingt ans et plus disposaient du droit de vote et d’éligibilité et que les femmes, donc la moitié de la population, étaient exclues. Mais en réalité 23% seulement de la population était habilitée à voter. Où était le reste? Quels étaient les hommes de ce quart manquant?

La Constitution de l’époque fixait deux conditions pour bénéficier des droits politiques au niveau fédéral: jouir de la liberté d’établissement et s’acquitter d’impôts. Ce qui excluait d’une part les Juifs, qui jusqu’en 1866 n’avaient le droit de s’établir que dans deux communes du pays. Et d’autre part les plus démunis qui n’étaient pas en mesure de payer des impôts. https://datawrapper.dwcdn.net/bi0R0/1/

Les cantons font ce qu’ils veulent

Toutefois, dans le nouvel État fédéral, les cantons étaient souverains en matière de procédure électorale. Et ils utilisaient ce levier à leur guise, établissant de manière arbitraire les longues listes de tous les groupes qu’ils privaient de droits politiques. 

À côté des indigents y figuraient notamment les banqueroutiers, les personnes dont les biens avaient été saisis et celles ayant subi une condamnation, les internés administratifs, les malades mentaux, les faibles d’esprit et les débauchés. Les migrants intérieurs, autrement dit ceux qui séjournaient dans le canton sans y être établis, étaient également exclus.

Aussi ceux qui refusaient un héritage

Certains cantons allaient toutefois encore plus loin. Ceux de Berne, Schwyz, Fribourg, Soleure et l’Argovie privaient de leurs droits politiques les hommes interdits d’auberge, soit les bagarreurs, les ivrognes et les griveleurs. À Genève et à Neuchâtel, c’étaient les mercenaires. À Soleure, les mendiants et les vagabonds. Au Tessin, les personnes convaincues de fraude électorale – le canton avait apparemment un problème en ce domaine.

Le paradoxe de la démocratie suisse

Le demi-canton catholique d’Appenzell Rodes-Intérieures excluait même les hommes «sans instruction religieuse suffisante». Les notables du lieu sanctionnaient ainsi de manière impitoyable les pêcheurs et les infidèles. Ou encore tous les indésirables qu’ils souhaitaient tenir à l’écart.

Et en Valais, ceux qui refusaient un héritage se voyaient réduits au silence. Le principe était le suivant: dans ce pauvre canton de montagne, celui qui ne pouvait ou ne voulait pas assumer les dettes de son père perdait son droit de vote et d’éligibilité. Les droits politiques restaient ainsi l’apanage des possédants et des bien nantis.

Ces pratiques d’exclusion ont toutefois rapidement irrité la Confédération qui a repris les choses en main lors de la révision totale de la Constitution adoptée en 1874. Mais il fallait encore mettre en œuvre le texte de la Constitution et c’est là que le gouvernement fédéral s’est heurté aux résistances. Le Parlement a rejeté par trois fois les lois d’application – en 1875, 1877 et en 1882.

Pour sa part, la triple discrimination – confessionnelle, sociale et genrée – s’est en partie prolongée jusque dans la seconde moitié du 20e siècle. En 1915, le Tribunal fédéral a déclaré inconstitutionnel le suffrage censitaire où seul pouvaient voter les citoyens qui payaient un certain montant d’impôts, mais il a confirmé l’exclusion des indigents. Et il a fallu attendre jusqu’en 1971 pour que les personnes insolvables en raison de leur négligence, par exemple l’alcoolisme, et celles qui avaient subi une condamnation puissent participer à la vie politique.

Trois étapes en 123 ans

La révision de 1874 a cependant marqué le début d’un changement de paradigme et d’une évolution où l’intégration a pris le pas sur l’exclusion, relève le politologue bernois Adrian Vatter. «Un processus continu d’intégration s’est engagé parallèlement à la progression des institutions vers un partage du pouvoir et en suivant les lignes des fractures sociales de la fin du 19e siècle.»

Le professeur identifie trois étapes décisives. D’abord, l’introduction des droits populaires, le référendum en 1874 et l’initiative populaire en 1891, qui ont permis une plus grande implication des groupes confessionnels, en particulier des conservateurs catholiques». Ensuite, en 1919, la mise en place du système proportionnel qui a ouvert la voie à l’intégration des travailleurs et du Parti socialiste.

La manœuvre historique des pères de la démocratie

Et finalement, l’introduction du suffrage féminin en 1971 a permis d’intégrer le troisième groupe, les femmes. «Tous ces processus d’intégration ont été accompagnés par un processus d’émancipation», précise Adrian Vatter. Ils ont encore été suivis par l’acceptation des Suissesses et des Suisses de l’étranger dans le corps électoral en 1977, puis des jeunes âgés de 18 à 20 ans en 1991.

Une révolution: la démocratie masculine

Avant de faire le bilan de la démocratie suisse en matière d’intégration, le professeur tient à rappeler le contexte historique. Il revient en particulier sur l’élection du Conseil d’État du canton de Genève en 1847 par l’ensemble des hommes qui constituaient alors le corps électoral: qu’un peuple élise son gouvernement est aujourd’hui une évidence, mais à cette époque «c’était une première européenne».

En outre, à partir de 1848, la Suisse a été la première démocratie masculine d’Europe. Elle était alors entièrement encerclée par des régimes autoritaires et monarchiques. Dans ces circonstances, «même si un quart seulement de la population avait le droit de vote et d’éligibilité, c’était déjà un grand pas», estime-t-il. Le suffrage masculin a donc donné le coup d’envoi au long processus de démocratisation de la Suisse.

Ligne rouge

Son jugement est toutefois plus ambivalent sur la situation actuelle. «D’une part, la Suisse est considérée comme un paradigme d’intégration politique. Si on considère la diversité de ses cultures et sa société composite, elle a réussi à intégrer diverses minorités.» Mais il relativise: «Cette intégration est strictement limitée aux groupes de ses propres cercles, donc à ceux qui parlent les mêmes langues et ont des confessions analogues.»

Graphique
Kai Reusser / swissinfo.ch

Adrian Vetter relève en revanche qu’il y a une ligne rouge pour les groupes de population étrangers qui parlent d’autres langues et ont des valeurs fondamentalement différentes, les exogroupes. «C’est pourquoi en Suisse le droit de vote des étrangers n’a aucune chance au niveau national alors que c’est un standard dans l’Union Européenne, au moins au niveau communal.»

La seule chance: les cantons

À ses yeux, la seule voie pour changer la situation est l’inscription progressive du droit de vote des étrangers dans les constitutions cantonales. Ce n’est qu’avec cette pression «par le bas» qu’un droit général de vote des étrangers au niveau communal a une chance de s’imposer lors d’un scrutin national.

Mais c’est probablement encore trop tôt. En revanche, un autre groupe qui est encore exclu, les jeunes, a de meilleures cartes: portée par la grève pour le climat et la victoire historique des Verts lors des élections du Parlement fédéral de 2019, une partie de la relève exige que l’âge du droit de vote soit abaissé de 18 à 16 ans. Les chances sont meilleures ici: il s’agit d’un endogroupe – ces jeunes parlent les bonnes langues et ont le bon passeport en poche.

https://www.swissinfo.ch/fre/politique/quand-la-suisse-%C3%A9tait-une-d%C3%A9mocratie-d-exclusion/45859744

Ich gratuliere meinem Kollegen Alberto Fabbri herzlich zur Wahl – das Bundesstrafgericht kann ihn nur zu gut gebrauchen !

NZZ: Fabbri trotz Widerstand der SVP zum Richter gewählt

Die Vereinigte Bundesversammlung hat Alberto Fabbri zum Richter am Bundesstrafgericht in Bellinzona gewählt. Die SVP bekämpfte die Wahl des CVP-Kandidaten. Dieser hatte 2007 als Staatsanwalt des Bundes in der Affäre Blocher-Roschacher eine Rolle gespielt. Für die SVP war Fabbri daher nicht mehr wählbar. Die übrigen Wahlen waren unbestritten: Maria-Antonella Bino (fdp.) und Katharina Giovannone-Hofmann (gp.) wurden zu nebenamtlichen Richterinnen am Bundesstrafgericht gewählt. Laurent Merz (gp.) wird Richter am Bundesgericht, Christoph Hurni (glp.) und Christian Kölz (gp.) werden nebenamtliche Richter. Camilla Mariéthoz Wyssen (Sympathisantin der Grünen) wurde zur Richterin am Bundesverwaltungsgericht gewählt.

Happy to announce that UNIL just joined the Worldwide Universities Network (WUN) – Colleagues at partner institutions get in touch !

Happy to announce that UNIL just joined the Worldwide Universities Network (WUN)

UNIL just joined the Worldwide Universities Network (WUN). This network, founded in 2000, is composed of 22 member universities (see list below).   WUN is strongly involved in research.

Through its Research Development Fund, WUN provides support to establish collaborative research that falls within four globally significant themes:

  • Responding to Climate Change (food security, plastics, sustainability, etc.)
  • Public Health (non-communicable disease)
  • Global Higher Education and Research (theoretical and applied approaches)
  • Understanding Cultures (migration, cultural heritage, etc.)

A call for projects is launched each year in July, with a deadline in October. An email will be sent to you as soon as the 2020 call will be published. In addition, WUN fosters mobility, especially for young researchers, through its Research Mobility Programme. The conditions of UNIL’s participation to this scheme are yet to be defined.   The participation to WUN will be coordinated by the International Relations Office, with the contribution of a UNIL committee involving UNIL researchers. We are looking forward to participating in this network which will offer excellent collaboration opportunities on important topics with colleagues from renowned universities. You will find more information about WUN on the website of the International Relations Office. Mr Denis Dafflon, Director, is available to answer any question you may have: denis.dafflon@unil.ch, 021 692 20 26. With my best wishes and greetings,   François Bussy     WUN members

  1. University of Alberta
  2. The University of Auckland
  3. University of Bergen
  4. University of Bristol
  5. University of Cape Town
  6. The Chinese University of Hong Kong
  7. University of Ghana
  8. University of Lausanne
  9. University of Leeds
  10. Maastricht University
  11. University of Massachusetts Amherst
  12. National Cheng Kung University
  13. Renmin University of China
  14. University of Rochester
  15. The University of Sheffield
  16. University of Southampton
  17. Tecnológico de Monterrey
  18. Universidade Federal de Minas Gerais
  19. University College Dublin
  20. The University of Western Australia
  21. University of York
  22. Zhejiang University

Discrimination and Exclusion is Bad for the Economy: First OECD Report Ever on LGBTI Inclusion : “Over the Rainbow? The Road to LGBTI Inclusion” — A Must Read – Recommended by International and Comparative SOGIESC Law – Andreas R. Ziegler

First OCDE Report Ever on LGBTI Inclusion : “Over the Rainbow? The Road to LGBTI Inclusion” Over the Rainbow? The Road to LGBTI Inclusion Ensuring that LGBTI people – i.e. lesbians, gay men, bisexuals, transgender and intersex individuals – can live as who they are without being discriminated against or attacked is a concern worldwide. […]

First OECD Report Ever on LGBTI Inclusion : “Over the Rainbow? The Road to LGBTI Inclusion” — International and Comparative SOGIESC Law

Switzerland -EU: The Federal Government reject another popular initiative (referendum) to abolish the free movement of persons among EU/EFTA States— and so do I !

Switzerland -EU: The Federal Government reject another popular initiative (referendum) to abolish the free movement of persons among EU/EFTA States— and so do I ! (Andreas R Ziegler)

Le Conseil fédéral et les partenaires sociaux rejettent l’initiative de limitation Berne, 22.06.2020 – La population suisse votera le 27 septembre 2020 sur l’initiative populaire “Pour une immigration modérée (initiative de limitation)”. L’initiative exige la fin de la libre circulation des personnes avec l’UE. Son acceptation aurait des conséquences graves pour l’emploi et la prospérité […]

Suisse-UE: Le Conseil fédéral et les partenaires sociaux rejettent l’initiative de limitation — Andreas R. Ziegler